Les grands hommes qui vivent et s'arrachent sur les piles des ponts...Un jeune homme seul les peint et les colle sur le béton.Parce que "d'images dans la ville,il n'y a qu'images publicitaires ou militantes....Parce que l'art est en galerie: accès limité à un petit nombre..Parce qu'il ne se passe rien dans cette ville."Paul Bloas a choisi pour ces grands personnages , en partie inspirés du travail d'Ernest Pignon,les ponts."ils sont symbole du pouvoir qui ne bouge pas...Les personnages,au contraire, sont plutôt des marginaux de la société, qui bougent, que les gens arrachent, qui s'abiment.Ils sont un peu faits pour cela, se détruisent en laissant juste une trace contour " à la peinture blanche..." C'est fait pour être vu des voitures, de la rue : choc des gros traits noirs et des formes massives. Avant,Paul collait le jeudi à 19 heures, maintenant il colle n'importe quand.Les gens parfois aiment.."ils me donnent la frite quand je vais au travail"...ou détestent.De l'art agitation,actif, un cri des murs .Le faiseur d'hommes sous les ponts créé avec huit autres jeunes artistes,une association. Ils cherchent un local-entrepôt-atelier.
Ouest-France-1984
Photo: Ouest-France 1984
Photo: Le Télégramme -1984
Photo: Le Télégramme - 1984
LES GRANDS HOMMES PEINTS SOUS LES PONTS
EN ATTENDANT QU'IL SE PASSE QUELQUE CHOSE...
Etude préparatoire - Paul BLOAS -1984
(Selectionner une année)
1984
Photos 2006: Les traces de la première intervention sont toujours visibles sous le pont
Photo: Peintures-Fragiles.com: l'Arsenal , le plateau des capucins et le pont de l'Harteloire photographiés du boulevard Jean Moulin

SITE NON OFFICIEL DU PEINTRE PAUL BLOAS

SUITE 84
OU
bloas paul 2005
livre d'or  
   
    PREMIERE INTERVENTION "IN SITU"
 
JUIN 1984 : Le pont de l'Harteloire ouvrage d'art....
  Ces jours-ci au petits matins s'étalent de surprenantes affiches peintes sur les piles du pont de l'Harteloire .Ce sont des personnages à carrure solide,cernés de gros traits tendant curieusement les bras vers le haut tablier du pont ,ou au contraire,semblant terminer une chute vertigineuse .Aux brestois de juger s'il s'agit doublement ou non d' un ouvrage d'art.Mais on peut penser que cet affichage très libre n'est pas du goût de tout le monde.Certaines oeuvres disparaissent alors que d'autres gagnent du terrain... Le Télégramme - 1984