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LES TITANS DE PAPIER
FILMOGRAPHIE
CATALOGUE 1989
Couverture du catalogue " Les Titans de papier" - format 210 * 350 mm - 22 pages . Edité pour l'exposition au Quartz de Brest en avril et mai 1989.
"Les Titans de Papier", une intervention "in situ" réalisée sur le port de commerce en 1988. Photo: La rue des colonies photographiée au début des années 90.
DIVERS
DVD OFFICIEL
PUBLICATIONS:
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1989
DANS L'EPHEMERE
Paul Bloas peint sur des affiches qu'il découpe dans son atelier, puis assemble par collage là où l'envi-ronnement leur convient. Le vent du large et l'air salé ont eu tôt fait de venir a bout du "manteau de papier" dont il habille les murs. Pour en conserver la trace, il photographie ses "peintures fragiles in situ". Ce sont ces clichés que l'ont peut voir actuel-lement à l'espace exposition du Quartz, accolés aux études d'affiches. Mais pour comprendre vraiment la démarche de Paul Bloas, ll faut prendre la peine de s'installer devant l'écran vidéo où passe le film qu'olivier Bourbeillion a réalisé sur le peintre. Certaines scènes sont très belles, qui retracent, par exemple, le collage puis la destruction de ces œu-vres éphémères sur les murs luisant d'humidité sur la petite cale de radoub, au port de commerce.
"Je fais transpirer les murs d'une émotion que j'ai ressentie à leur contact ". y explique Paul Bloas. Jusqu'à ce que le flot de l'eau du port entrant dans la forme ne noie tout, sauf le souvenir de cette peinture peris-sable. ( article de presse: LE TELEGRAMME)
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      Paul Bloas allait finir par être plus connu à Berlin qu'à Brest, sa ville d'origine. Heureusement, le Quartz vient de réparer cette injustice et offre aux amateurs d'art Brestois une remarquable exposi-tion sur un jeune homme dont le talent pictural sort de l'ordinaire. Formé à l'école des beaux-arts de Brest, Paul Bloas s'impose en dehors des cénables de la peinture académique. Son art, il le crée et il le crie dans la rue. Des automobilistes tout étonnés, et d'ailleurs pas forcemment conquis d'entrée par la démarche, ont commencé par apercevoir,il y a trois ou quatre ans, de grandes affiches multicolores sur les piles du pont de l'harteloire. Un personnage, toujours le même en apparence, aux membres noueux, au visage martial, à la dégaine enveloppé dans un large pardessus qui le drape en plis vigoureux et tourbillonants, a commencé a investir tous les quartiers de la ville, trouvant enfin au port de commerce une terre d'accueil: la violence du trait se marie bien avec le côté sinistre des friches industrielles qui parsèment les quais.